La Seyne et moi

Extralucide, la win est sur
La Seyne, la Seyne, la Seyne
Tu n’es pas saoul, nos filles sont sous
La Seyne, la Seyne, la Seyne

Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On perd comme ça, la Seyne et moi
Je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi
On perd comme ça, la Seyne et moi.

Bon, je pourrais continuer d’égrainer les couplets de la chanson de Vanessa Paradis et M, et continuer de l’adapter à notre prestation du jour, je finirai par vous perdre !
Perdre… Oui, c’est le verbe qui va bien.

Tout a commencé dans la salle Paul Langevin.
Si je n’avais pas su qu’il était un physicien, connu pour ses théories sur le magnétisme, j’aurais pu croire que ce fût un ancien champion de patinage artistique tant la salle à laquelle il a donné son nom était glissante !
Je me permets de dire que les conditions étaient les mêmes pour toutes les filles, mais c’est un pur scandale que de donner une telle salle à des enfants, ou des adultes !
Impossible de prendre le moindre appui, ni en défense, ni en attaque, des glissades dignes de Monfils sur la terre battue, et la volonté de monter au panier en triple axel !
N’importe quoi ! Le risque élevé de blessure musculaire ou d’entorse est un facteur à considérer et de fait, il semble impossible de faire évoluer des ligues dans de telles conditions…

Enfin, c’est sur ce glissant terrain que les filles ont commencé leurs glissades et, petit à petit, nous avons vu notre score glisser à son tour.
C’est étrange ce décrochage quand même… Le premier quart-temps n’était pas si mal, et nous n’étions pas très loin derrière, la faute à une finition approximative, et une déroute aux Lancers-Francs.
Nous avions atteint la mi-temps avec un score de 28-15, mais au moins 8 lancers avaient été ratés, ce qui aurait dû nous laisser dans la course.

Alors après ? Après ? Parce que malgré tout, seulement 5 paniers nous séparaient de La Seyne qui ne proposait pas grand-chose en terme de jeu, si ce n’est une extrême promiscuité entre madame l’arbitre et la coach adverse.

Mais nos travers reprenaient le dessus, 13 points d’écart, qui en deviennent 15, qui en deviennent 18 et ça y est, le verrou saute, les filles plongent et se laissent malmener. Quel dommage !

A part la grande Ysae, sorte de femme girafe qui promène son long cou dans la raquette, le reste n’était pas bien bon… Malheureusement, une rotation limitée, surtout dans le secteur intérieur, allait nous coûter cher.
Romane avait beau se démener et réaliser un très bon match en défense, contenant les assauts de la dite Ysae au point d’organiser un safari dans notre propre raquette, elle n’était pas en mesure de réaliser un match entier avec la même intensité.

Les petites tentaient de pédaler, comme dans les dessins animés quand les personnages patinent à fond sur place avant de détaler, ça ne donnait plus grand-chose.

Frustrant de voir comment cela s’est délité sur la patinoire Paul Langevin et voir notre collectif se geler sur la glace locale alors qu’elles avaient si bien travaillé durant la semaine lors de leurs deux derniers entraînements !
Mais c’est ainsi, et nous prenions en deuxième mi-temps un 27-13 pour un score final de 55-28.

Encore un match à moins de 30 points, une défaite lourde compte tenu de l’adversité du jour, et le regret de ne pas avoir su saisir notre chance de remporter notre première victoire de l’année à l’extérieur.
Il nous reste Antibes la semaine prochaine, mais je ne suis pas certain qu’Ilona et Laetitia nous laisseront la voie royale sur ce match…

Voilà, je ne sais, ne sais, ne sais pas pourquoi, on perd comme ça, la Seyne et moi…

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